Apprentissage de la voile et promenade au port
Par: francois dans Apprentissage de la voile le 30 mai 2009
Je regrette ces flaneries autour des quais des ports de plaisance. Premier contact: je regardais en l’air et cherchais les mats les plus hauts. Une fois sur place, je retrouvais un voilier plein d’histoires de mer, de régates et de courses croisières: Hélisara, Raph, Coriolan, Palynodie, Atax….
Aujourd’hui, je vois au sommet des mats, des cure dents pour les goélands, des antennes Tv; en dessous des mats, il y a toujours une coque pointue devant et carrée derrière, avec une table , deux guidons et des parasols.
Bien sur que partager un apéritif à bord, c’est sympa . Et pourquoi ne pas prolonger ces moments de plaisir en partant naviguer vivre des histoires de mer…. je retrouverais ce petit plaisir de flaner le long des quais à la recherche du voilier de mes rêves
SNIM 2009
En 2006, nous participions à la SNIM avec notre nouveau voilier, le X 43; nous avions été classé non partant lors de notre première manche car nous avions franchi la ligne plus de 4 mn après le coup de canon. En 2009, nous découvrons notre nouveau voilier, le Club swan 42 avec plus d’ambitions!
Malgrè une longueur et largeur identiques, ce nouveau bateau est beaucoup plus puissant et réactif . Je n’ai pas encore l’expérience pour dire qu’il est plus compliqué de bien le régler.
Lors des deux premieres manches, le bateau nous a emmené et suivi nos trois adversaires, Kujjuack, Cuordileone et Cora. Sous la conduite dynamique de Bernard Mallaret, d’Eric Charrier et de Laurent Abignoli, notre équipage serrait les dents et manoeuvrait pour devancer le swan skippé par Ludovic de St Jean assisté par Sébastien Col. Deux manches partout derrière les voiliers italiens avec un spi en moins à bord , suite à une rencontre peu courtoise avec Bella Donna.
Troisième jour de régate : Bon départ dans une faible brise, premier bord au contact avec un super genois léger, piégé par un coup de mistoufle et des manoeuvres à améliorer, nos adversaires Français s’échappent et signent une belle victoire devant les Italiens. Nous repassons 4 ème!
4ème jour de régate : un vent peu installé sur l’ensemble de la rade nord accompagnés de commentaires déplacés de certains concurrents anonymes ne nous permirent pas de régater.
Au fait : pourquoi ne pas s’autoriser des départs pour rire ou s’entrainer lorsque les conditions sont peu favorables pour une manche complète? Est ce que les enjeux nous ont fait oublier que nous participons à un jeu extraordinaire? J’ai peur de connaitre la réponse.
A ce titre, je suis trés heureux de découvrir dans quel esprit la class Swan 42 souhaite se développer: gentillesse et partage à terre, serieux et courtoisie sur l’eau.
Pour les photos , je vous conseille le site de Gilles Martin Raget. Si vous les trouvez trop classiques, je vous propose une vue de Genapi au coeur de l’action.
Classement C Swan 42:
1er: Cuordileone suivi de Kora, Pmsi Pilot et Genapi
Classement IRC A:
1er: Near miss suivi de Cuordileone, Kora, Relayer, Bella donna, Pmsi puilot, Genapi, Imagine. 18 classés
premier entrainement à bord du Class swan 42

Entrainement du samedi vu par l’entraineur “Bernard Mallaret” :
A quoi ça sert que les fabriquant fassent des grosses poupées si vous n’ utilisez que la moitié?”
Entrainement du dimanche vu par une équipière “Clotilde” :
” Bernard, comment je fais pour avoir un peu plus de moins de bordure”


Equipières au rappel : Le sujet est délicat ; nous avons besoin d’un poids minimum pour aller vite au près; nous sommes déjà dans les compromis!
Equipiers au rappel: Au delà de trente ans, attention au bourrelet qui vient se coincer sur la filière.
Début de l’histoire
Par: francois dans Jeu d'équipe le 24 mars 2009
“Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu! c’est ma règle et j’y tiens.
Dans les noms des partants on n’verra pas le mien”
Georges Brassens : Le pluriel
Georges Brassens parlait avec beaucoup de talent de la notion d’équipe! Entre des belles paroles et des paroles de beaux parleurs, je choisis celles de Brassens. Sa chanson résonne d’histoires vécues.
En voici une : à travers différents articles, je partage avec vous une expérience d’équipe qui a débuté il y a six ans; en fonction des évènements, des ressentis, des rencontres ou encore des résultats, je choisirai un thème se rapportant à l’équipage.
Petite histoire : un dirigeant d’une entreprise de Montpellier me propose d’accompagner leurs débuts à bord d’un voilier de course croisière. Quelle aubaine! Page blanche avec des équipiers collaborateurs souvent débutants avec de grands yeux gourmands devant ce nouvel univers. Notre première saison fut coûteuse en matériel (le notre et celui de quelques autres qui nous en veulent encore) et géniale pour moi : bords de cadre et pêche au spi ne figurent même pas dans les manuels d’initiation à la voile. Il fallait inventer; nous l’avons fait. Six ans après, nous sommes encore plus dans cette dynamique de progrès et, nous attendons notre troisième voilier qui franchit à cet instant la frontière belge. Depuis. nous naviguons plus souvent dans le cadre et notre numéro un effectue parfaitement les noeuds de chaise.
Naviguer avec un systeme plus performant que le GPS!
Par: francois dans Apprentissage de la voile le 17 mars 2009
D’accord, le système prend plus de place, mais il intègre les rotations du vent, optimise la vitesse du voilier et nous entraine dans un nouvel univers plein d’odeurs, de lumières, de mouvements….la mer. Et aussi, il peut nous emmener à destination. Mon truc est magique !

Description du système : Un voilier, des voiles, un compas de route et une carte en papier.
Nombre d’équipiers : deux
- Le premier règle les voiles, lit la carte et surveille le compas
- Le deuxième barre le voilier
Conditions de réussite:
- Le barreur sait suivre un cap en surveillant le faseyement du bord d’attaque du génois
- L’équipier sait utiliser une règle Cras ou un rapporteur breton et peut régler une voile à la limite du faseyement
Mode d’emploi :
Premier cas : Le vent permet de rejoindre notre destination en route directe
- Le barreur prend des repères sur l’horizon tandis que l’équipier regarde le compas et demande au barreur de lofer ou abattre afin de prendre le bon cap compas. Les repères sur l’horizon seront pour le barreur beaucoup plus aidant que la lecture du compas avec des chiffres qui tournent… à l’envers.
- Dès que le barreur est capable de tenir son cap, l’équipier règle les voiles à la limite du faseyement. Le barreur oublie une moitié d’horizon pour regarder le bord d’attaque du génois. Il lofe en permanence pour se maintenir à la limite. Un brin de laine à 10 cm du guindant de la voile permettra un meilleur rendement.
- Pendant ce temps, l’équipier suit le cap compas et note les changements de cap du voilier qui correspondent aux changements de direction du vent. Il lui suffit de border ou choquer le génois pour forcer le barreur à lofer ou abattre pour retrouver le bon cap.
Allez hop!
J’ai juste oublié de vous dire que ce système permet aussi de naviguer avec une visibilité réduite à la longueur du voilier. Pratique , harmonieux et ressourçant !
En attendant le Swan class 42

……………………………………Je fais un puit, je sors , fais le tour de l’arbre et rentre dans le puit…
Sur les routes d’Europe du nord
Nous y sommes! le voilier est quelque part sur les routes d’Europe et sera à Marseille le 20 mars. Il sera préparé par l’équipe de Nautor pour retrouver appareillage électronique et son port d’attache vers la fin du mois. Nous serons donc prêt….sent pour la SNIM .
Après cinq saisons de régates, nous continuons notre apprentissage en retrouvant à Marseille , cinq autres swan 42 barrés par quelques fines barres , Tomasso Chieffi, Sébastien Col entre autres.
Nous nous sommes retrouvés hier soir pour la première fois de la saison ; au programme, premiers conseils de Bernard suivis par des discussions animées par nos équipières au sujet des nouvelles tenues ; je ne rentrerai pas dans les détails ! j’attends les photos…..du bateau lors de son arrivée à Marseille.